L’IA à l’école : urgence !

L’entreprise doit-elle compléter l’école pour préparer la jeune génération ?

Publié le 26/01/2026 | Par Yves Sassi
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⭕ Punir un élève parce qu’il a utilisé une IA n’est pas le former !
C'est le grand débat. 

La vraie question devient : que faisons-nous, concrètement, pour accompagner la jeune génération et éviter qu’elle utilise l'IA et les nouvelles technologies sans
comprendre comment fonctionnent ces outils ? Et les risques induits.

Au Cercle Rouge ⭕, nous refusons les postures.
 Nous préférons la méthode, la lucidité et le temps long : réunir des dirigeants, des praticiens et des observateurs pour comprendre, débattre, et surtout faire émerger des solutions simples, duplicables, utiles. Je comprends l’inquiétude.
 Mais il faut le dire simplement : punir n’est pas former.

L’IA n’est pas une “tentation”. 

C’est déjà un outil du quotidien et demain, un prérequis dans la plupart des métiers. 
- Le rôle de l’École n’est pas d’interdire le monde qui arrive, mais d’apprendre à s’y orienter : vérifier, douter, comprendre, structurer une pensée… avec ou sans IA.
- Le rôle de l’entreprise ? Si l’Éducation nationale ne peut pas avancer au rythme des technologies, alors une évidence s’impose : l’entreprise doit aider.
 Non pas pour remplacer l’École.
 Mais pour compléter : transmettre des usages, des repères, des métiers, une éthique du travail… et un esprit critique face aux outils.

⭕ C'est le débat que le Cercle proposera le 17 février prochain lors de son Petit Déjeuner / Débat. 
Vous pouvez vous inscrire sur notre page "Agenda

Pour information, voici ce que l'Education Nationale propose à ce jour comme action pour intégrer l'IA dans les écoles.

⭕ L’Éducation nationale face à l’IA

Depuis deux ans, l’intelligence artificielle s’est imposée dans le quotidien des élèves, souvent avant même d’entrer dans celui des enseignants. 
L’Éducation nationale ne l’ignore plus : elle affirme désormais que l’IA doit être considérée comme un outil au service des apprentissages, à condition d’être utilisée dans un cadre clair, respectueux des règles éthiques et de la protection des données. 

Un cadre d’usage officiel a été publié afin d’encadrer l’utilisation de l’IA à l’école, et une charte est annoncée pour préciser les règles, les limites et les bonnes pratiques. 
L’institution cherche également à structurer une montée en  compétence progressive : un parcours de formation aux enjeux et usages de l’IA est intégré à Pix pour les élèves de 4e et de seconde, afin de les sensibiliser à ces nouveaux outils et à leurs implications.

Dans le même esprit, des dispositifs de formation des enseignants sont encouragés, pour permettre une intégration raisonnée de l’IA en classe, non pas comme une solution magique, mais comme un objet pédagogique à comprendre, à questionner et à maîtriser. 

Tout cela va dans la bonne direction. 

Mais face à une révolution aussi brutale que l’IA, la réactivité n’est pas encore à la hauteur de l’enjeu. Les usages avancent à grande vitesse, tandis que les programmes, les méthodes et les réflexes institutionnels avancent à pas comptés. 

Notre administration est plus inventive et réactive en matière d’imposition… qu’en matière d’éducation. 

Sources : Ministère de l’Éducation nationale (cadre d’usage IA), Eduscol (IA et Pix).








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